Un artefact oublié dévoile le portrait d’une reine d’Egypte

Des quelques femmes pharaons qui ont régné sur l’Egypte ancienne, la reine Hatshepsout est sans doute l’une des plus célèbres. Pendant son règne, de 1478 à 1458 avant Jésus Christ, elle a conduit la civilisation égyptienne à la prospérité en établissant des routes commerciales jusqu’en Éthiopie et en menant des campagnes militaires réussies contre les légions en Nubie (aujourd’hui l’Afrique du Nord). A sa mort, elle a laissé un héritage distinct qui se reflète dans les monuments anciens et poteries qui sont encore mis au jour aujourd’hui.

La famille d’Hatchepsout : son père Thoutmôsis, accompagné de son épouse Ahmès et de leur plus jeune fille Néféroubity.

Une récente nouvelle analyse de deux artefacts logés à l’Université de Swansea au Pays de Galles a révélé une représentation de l’Altesse Royale égyptienne. Excavés par l’ « Egypt Exploration Society » au début du 20ème siècle, les deux fragments de calcaire sont arrivés à l’Université de Swansea par l’intermédiaire de l’entrepreneur Sir Henry Wellcome. Le fragment inférieur montre une partie du nez, de la bouche, du menton et du cou d’une personne. Le fragment supérieur quand à lui montre une tête borgne partiellement fissurée, avec un éventail de feuilles et des traces distinctes de hiéroglyphes au-dessus de la tête.

En se basant sur le cobra sculpté sur l’avant de la tête du personnage, qui dans l’iconographie égyptienne signifie généralement que la personne était un pharaon, les archéologues ont supposé que cette personne était en effet un citoyen de grand prestige. Mais qui cela pouvait-il être ?

Lorsque le professeur Ken Griffin a examiné les artefacts, il s’est rendu compte que les hiéroglyphes ressemblaient aux bas-reliefs trouvés sur la tombe d’Hatshepsout à Louxor. Les gravures, comme les fragments, avaient elles aussi des cobras sculptés de la même manière au-dessus de la tête du personnage, et les hiéroglyphes employaient le pronom féminin. Lorsque les deux fragments furent collés, le visage d’Hatshepsout était enfin révélé.

Le mystère subsiste quand à la provenance de l’objet. La raison pour laquelle la sculpture inférieur et supérieure ont été séparées est inconnue et le restera sans doute… Le professeur Griffin et son équipe mènent d’autres recherches pour localiser d’autres fragments du bas-relief.

Vous pouvez d’ores et déjà admirer le bas relief dans la section Egyptologie de l’Université de Swansea, au Pays de Galles.

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