Les mystères d’Arthur’s Seat

A Édimbourg, en Ecosse, se dresse une majestueuse colline appelée Arthur’s Seat – le siège du roi Arthur. Ce point culminant de 251 mètres de hauteur cache bien des secrets.

Tout comme Castle Rock et Calton Hill – deux autres collines d’Edimbourg – il s’agit d’un ancien volcan qui date de l’âge du Carbonifère. Sous certains angles, on dit que celui-ci ressemble à un lion couché ou endormi. Deux de ses anciens cratères forment la tête – Lion’s Head – et la hanche – Lion’s Haunch – du roi des animaux.

La colline Arthur’s Seat

Le siège du roi Arthur

La colline possède une place particulière dans les légendes locales liées au roi Arthur. Dans le Nord du Royaume-Uni, le folklore lié à la légende arthurienne prend une place non-négligeable. Arthur’s Seat est souvent citée comme étant un des lieux possibles où fut construit Camelot, le château légendaire où il rencontrait les chevaliers de la table ronde.

Peut-être le roi mythique attend-il, paisiblement endormi sous la roche, en attendant d’être tiré de son sommeil ?

Le mystère des cercueils miniatures

En 1836, alors que des jeunes hommes étaient à la recherche de terriers de lapins sur cette colline, ils tombèrent sur une petite grotte à l’intérieur de laquelle ils firent une découverte pour le moins énigmatique : dix-sept petits cercueils en bois longs de 95mm, contenant chacun une poupée miniature habillée différemment de ses voisine, dont certaines paraissaient plus anciennes que d’autres. Ceux-ci étaient disposés en trois rangées, dont deux rangs de huit cercueils, et un dernier au-dessus de des autres.

Huit des figurines conservées au Musée National d’Ecosse, à Édimbourg
D’où viennent-ils ?

De nombreuses théories émergèrent pour expliquer l’étrangeté de cette macabre découverte. On parle alors de rites païens, voire de sorcellerie – mais, pour autant, il ne s’agissait pas de poupées vaudou, celles-ci n’étant pas abîmées, mais au contraire protégées par les cercueils. D’autres ont évoqué des sépultures de fées, ce qui conviendrait tout à fait à l’atmosphère de cette colline remplie de légendes.

Certains journaux de l’époque rappelèrent à d’anciennes coutumes liées aux marins. Chez les Saxons, on construisait une sépulture pour sauver l’âme des hommes disparus en mer. Serait-il possible que celle-ci ait perduré jusqu’à Edimbourg ? Mais une autre théorie moins lugubre voudrait que ces figurines soient simplement des talismans fabriqués pour porter chance aux marins, qui auraient été cachés ici par un marchand en attendant de les vendre…

Un hommage aux victimes de Burke et Hake ?

Cependant, la théorie la plus populaire voudrait que ces cercueils soient liés aux tristement célèbres body snatchers – ou voleurs de cadavres – Burke et Hake. En effet, au début du XIXe siècle, la capitale de l’Ecosse était devenue un haut lieu des recherches médicales, si bien que certains avaient fait du vol de cadavres leur activité principale – et fort lucrative – car il fallait des corps à disséquer.

Mais Burke et Hake, deux immigrés Irlandais, allaient plus loin que le « simple » vol de cadavres, puisqu’ils allaient jusqu’à l’homicide ! En dix moins d’activité, ils firent pas moins de dix-sept sept victimes, avant d’être arrêtés en novembre 1828 ; arrestation qui aboutit à la pendaison et la dissection publique de Burke – c’est ce que l’on appelle le karma – tandis que son complice fut relâché en 1829.

Mais alors, ces dix-sept figurines symboliseraient-elles leurs dix-sept victimes ? Aujourd’hui encore, le mystère reste entier. Mais ces poupées, dont huit sont exposées au Musée National d’Ecosse, gardent cette aura macabre, si bien qu’elles sont surnommées les « Murder dolls ».

William Burke et William Hare

Siège du roi Arthur, ancien volcan aujourd’hui éteint, ou bien lieu de sorcellerie, Arthur’s Seat demeure une terre de mystères. En allant la visiter, vous découvrirez au pied de celui-ci The Sheep Heid Inn, soit le plus vieux pub d’Ecosse – fondé en 1360. Lui-même renferme ses propres curiosités, dont un jeu de quille (un bowling) datant de plusieurs siècles.

Article inspiré de la chaîne Youtube de Patrick Baud, alias Axolot.

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